mercredi 17 juin 2009

En vrac : Ouzbékistan‏

Soiree barbec a Bishkek avec notamment nos potes israeliens

!!!
Dans la remorque d'un camion kazakh (il fait chaud et ca tremblote correctement)


L'avion nucleaire nous ayant conduit de Tashkent a Samarcande

Le Registan de Samarcande

Visite du Registan a 6 heures du matin

Le batiment n'est qu'a nous!




La nécropole Chah e Zindeh


Petit cassage de rayon sur les routes ouzbeks. La compagnie est heureusement agreable

Tchantches et une anesse...

Les steppes ouzbeques

Les steppes encore

Au milieu des steppes desertiques : un lac et un poste de police bien sympathique

mardi 9 juin 2009

Kirghizistan

Ola ola, bonjour à tous !

Adri aux commandes pour remercier tous ceux qui ont pense à la TRES importante date du 28 mai ! Ca m'a fait énormément plaisir de lire vos SMS, mails ou messages laissés sur le blog !
Une petite pensée émue aussi pour notre "mossi roussette" préférée qui a sans doute fêté son 24ème anniversaire au fond de la forêt équatorienne ! Bon annif Emi !

Continuons donc sur cette lancée pour vous raconter en détails les 15 derniers jours, et la suite de notre périple au Kirghizistan... Nous nous trouvions lors du dernier message à Osh, deuxième ville du pays. C'est là que nous avons gentiment fêté le titre des Rouches en compagnie de Vincent, un Breton amoureux du voyage qui circulait à moto et prévoyait de continuer son parcours à cheval en Inde (www.terres-humaines.com). Nous sommes restés deux jours à Osh, juste assez pour régler deux-trois détails pratiques, et permettre au chien qui gardait nos vélos de bouffer mon pantalon, à deux millimètres du mollet... Nous prévoyions au départ de rejoindre le lac Issyk-Kul par de petites routes. Malheureusement pour nous, la neige nous en interdisait l'accès, et nous avons dû nous résoudre à prendre un axe hyper fréquenté. Direction : Jallal-Abad. Mais après une journée et demie de trajet, le nombre de voiture était vraiment trop important, et il n'était pas possible de profiter à fond du paysage. Nous avons donc pris la décision de rejoindre le petit village de Suusamir, a 500 km de là, d'où part une petite route qui semblait franchement plus agréable ! Vers 14h, Gaël se positionne en bordure de route, avec un panneau "Toktogul-Bishkek", bricolé par nos soins (en écriture cyrillique, évidemment !). On peut dire que nous étions assez perplexes, quant aux chances de réussite de notre entreprise : 3 gars plus ou moins suants, 3 vélos et une centaine de kilos de bagages, il allait nous falloir une bonne dose de chance pour nous faire charger... C'est alors que 7 minutes plus tard, une Passat s'arrête. En sort un gars gras et peu avenant, avec lunettes de soleil et un sourire absent. Gaël lui explique la situation, lui montre les trois vélos en se disant que ca ne serait pas possible. Mais le gars - il s'appelle Ziyod - insiste, sort des couvertures et une corde, ouvre son coffre et nous fait comprendre qu'il n'y a pas de problème. Trop heureux, nous sanglons les vélos sur le toit, embarquons tous les bagages et c'est parti ! Ziyod se révèle finalement être super sympa : il est d'origine russe, déteste les flics (comme tout le monde dans ce pays), connait trois mots d'anglais, roule comme un vrai pilote sur les routes de montagne, veut nous payer le resto, refuse l'argent que nous lui proposons a la fin du trajet, nous propose de loger chez lui a Bichkek, et tout et tout... De plus, il nous dépose à l’ endroit exact où nous voulions aller. Pour parachever sa b.-a. de la journée, il demande à des nomades de nous offrir le thé dans leur yourte.

Mais décrire la situation du moment a son importance : au moment de faire du stop, il faisait environ 25 degrés ; quand nous sommes arrivés à Suusamyr, nous étions plusieurs centaines de mètres plus haut et la température était proche de zéro degrés. Heureusement pour nous (le hasard fait vraiment bien les choses !) une famille vendait de la vodka, et le 28 mai approchait à grands pas (plus que quelques heures...). Nous avons donc pu fêter avec plus ou moins de dignité l'évènement. Vers minuit trente, seulement, la vodka manquait déjà. Les bouteilles de Kidibull étaient terminées, et Gaël et François sont partis en rechercher. Je suis donc resté seul pour garder les deux tentes : mon couteau a la main, j'essayais d'assumer au mieux mon rôle de protecteur dans cette région où pullulent les loups (nous en avions aperçu un mort au bord de la route en début d'après-midi). Une demi-heure plus tard, les deux guindailleurs étaient de retour avec de nouvelles munitions... La description de la nuit s'arrête cependant ici, nous pourrons vous raconter ça plus tard si l'occasion se présente.

Le lendemain, la journée fut calme : 10 km de vélo pour trouver un chouette endroit où planter la tente et profiter d'une petite ile où nous ne croiserons personne. Le surlendemain, nous repartions sérieusement sur une route à nouveau splendide. Paysages immenses (c'est dur de trouver des qualificatifs pour tant de beauté), tout en verdure et en montagnes, soleil radieux, pas de voitures, très peu d'habitations... C'est sur cette route que nous avons rencontré Igor, un Américain d'origine russe avec qui nous passerons deux jours. C'est lui qui nous a fait découvrir quelques spécialités du coin comme la gretshka (céréale qui ressemble un peu a de l'Ebli), le sprot (sorte de sardines), la goulash, les salades, une bière locale, etc. Nous avons franchi avec lui notre dernier col à haute altitude, avant de diner à nouveau dans une yourte. Encore une fois, l'hospitalité kirghize ne s'est pas démentie, et nous avons été reçus comme des rois.

Apres avoir quitte Igor a Koshkor, nous avons rejoint Balikczi, la ville la plus a l'ouest du lac Issyk-Kul. De là, François et moi avons rejoint Bishkek pour tenter d'obtenir le visa de transit iranien, soi-disant facile a avoir ici. Pendant ce temps-là, Gaël gardait les vélos à Balikczi et sympathisait avec la famille de l'hôtel (voir photos). Malheureusement pour nous, le visa s'est révèle être très couteux et difficile a avoir. Gaël nous a donc rejoints dans la capitale pour discuter des solutions à envisager. Alors que nous devions passer par le Turkménistan et l'Iran avant de rejoindre la Turquie, nous passons désormais par un chemin totalement différent.

Voici donc notre nouvel itinéraire : nous partons ce soir de Bishkek pour Tachkent, en Ouzbékistan. Là, nous tenterons d'obtenir un visa kazakh pour rejoindre Aktau sur la mer Caspienne. Nous prendrons alors un ferry pour rallier Bakou en Azerbaïdjan, puis la Géorgie et la Turquie. Notons que nous bénéficions d'un fameux coup de main du consulat belge du Kazakhstan et du consulat belge de Bakou, qui ont immédiatement répondu à notre demande de soutien lorsque nous faisions face a certains problèmes. Un grand merci a eux !
Entre le moment des visas et aujourd'hui, nous avons pu rouler encore trois jours et faire à peu près le tour du lac. 370 kilomètres au total, histoire de bien profiter des bécanes avant les déserts de l'Ouzbékistan et de probables longs trajets en train... Nous avons longé le lac par le Sud, pour rejoindre Karakol puis Cholpon-Ata au Nord et enfin Bishkek en minibus.

Bishkek. Une ville géniale, très agréable à vivre, avec des centaines d'arbres partout qui bordent les rues. Une ville avec énormément de jeunes et de jolies filles (qui malheureusement échappent au regard de François et Adri...), et on peut sentir que ça bouge. Les grandes places sont des lieux de rendez-vous incontournables, toujours pleines a craquer, etc.
Une dernière chose a raconter avant de clôturer ce texte : nous étions dans une famille a Bishkek, une sorte d'auberge de jeunesse sympa ou nous avons rencontre Shai et Aia, deux jeunes Israéliens avec qui nous avons passé de vraiment bons moments et fait de grosses bouffes mémorables (le barbec’ d'hier en est un bon exemple...), mais que nous allons devoir quitter dans la précipitation. Un petit mot pour eux s'imposait ici ! Sur ce, notre bus part dans deux heures trente et rien n'est encore prêt...

On vous envoie des nouvelles rapidement ! A très bientôt, et merci à tous pour vos messages et vos encouragements !

lundi 8 juin 2009

En vrac : la suite de notre periple au Kirghizistan

Apres un sejour de courte duree a Osh, nous reprenons nos betes pour de nouvelles aventures
Nous avons l honneur de vous presenter en essssclusivite le nouveau film de Jaco Vandormael : le huitieme jour a velo!

Bivouac en bord de lac sur champs de coquelicots, un jour de velo apres Osh

Collines dodues et coquelicots

Voulant changer d itineraire, nous tentons le stop. 7 minutes plus tard, Ziyot (un ours russe de prime abord pas tres gentil mais qui s avere plus que genial) s arrete au volant de sa break. Il nous promenera (trois personnes, plus de 100 kg de bagages et trois velos...) sur pres de 500 km pour pas un rond. Merci encore Ziyot!!!!

Dans la voiture de Ziyot

...

Dans la serie "Ou est Charlot?", voici un numero special : ou est le posterieur de Charlot? Question subsidiaire : A quel Charlot appartient-il?

Dans la serie "Films de la semaine" : Las Vegas Parano 2. (Adri a le reveil difficile le jour de ces 24 ans)

Ces bons vieux panneaux 12 pourcents... Soit les ingenieurs routiers sont tres forts et ont reussi a faire tous les denivelles a 12 pourcents (hum...) soit le Kirghizistan a rachete tout un stock en solde de panneaux 12 pourcents et il fallait bien en faire quelque chose....



10 kilometres sur la journee apres la fete pour l annif d Adri... c est bien suffisant!

Petit endroit sympathique ou nous nous sommes pris un jour de repos pour l anniversaire d Adri (qui en a bien besoin)

Bon anniversaire Adri! (qui dort)

Bon anniversaire Adri! (qui dort)

Notre premier feu de camp pour feter l anniversaire d adri (qui dort)

Nous sommes courses par une meute d enfants en furie!!

La route de Suusamyr a Kochkor, nous nous accordons tous les trois pour dire qu il s agit d un des plus beaux endroits ou nous avons pedale

C est super chouette et en plus ca descend (au debut)


Dans la serie "Films de la semaine", le nouveau Jean Claude Van Damne

Visages kirghizes


Pause midi dans la tente d un berger. Vous noterez la presence d un visage inconnu : il s agit d Igor, un americain bien sympatoche (qui n a pas sa langue dans sa poche) avec qui nous avons roule deux jours

Petite baignade bien fraiche dans un lac qui n a meme pas de nom... A quoi bon donner un nom a un petit lac sans interet tel que celui-ci...

De Kochkor a Balikcy

Gael est abandonne seul au bord du lac car les deux autres cocos sont a Bishkek pour problemes de visas. Il se confectionnera donc une famille d accueil

Le drapeau kirghize

Coucher de soleil depuis notre bivouac sur la plage




Sur la rive Sud du lac Issyk-Kul, il y a des hautes montagnes mais egalement de curieuses formations rocheuses

Dans notre serie "Films de la semaine" : Philadelphia 2

Dans la camionnette pour regagner Bishkek, c est la fin de notre programme velocipede dans ce pays

Bishkek, ville verte et sympa

Bishkek toujours

Itineraires Pakistan et Chine

Pour les amateurs de cartes, voici notre trajet a travers le Pakistan. Les pointilles sont les trajets en velo et les barres perpendiculaires a la route representent les trajets en bus ou autre (ici en l occurence, il s agit du bus). La meme methodologie sera utilisee pour les autres pays. La partie Nord Est du pays (ou nous avons passe un bon moment) se retrouve en fait dans le coin superieur gauche.
Notre petit tour en Chine.

lundi 25 mai 2009

Nos dernières péripéties dans les steppes kirghizes‏

Nous quittons Kashgar, ses énormes avenues, ses barbecues enfumant des rues entières, ses vieux quartiers de terre où la vie transpire de partout, ses Tchi-tan-Mia (Noodles-légumes-œufs que nous avons dévorés à tour-de-bras), et le spitant couple Suisse, pour nous rendre au Kirghizistan. Après une portion d’autoroute, nous bifurquons dans la verdoyante campagne uygur que nous quitterons rapidement pour une vallée aride et monotone. Ces 100 premiers kilomètres en direction d'Irkestham (poste frontière) peuvent se résumer à un bras de fer pour le moins inéquitable face au vent. Celui-ci se fracasse violement contre nous et rend notre progression difficile. Histoire d'en garder sous la pédale, nous tentons plusieurs fois d'attraper l'arrière des camions qui nous dépassent à vitesse modérée. Heureusement, nous profitons de quelques descentes pour admirer le décor qui s'est diversifié.Nous croisons peu de monde sur la route et le contact avec les Chinois, qui ne pratiquent apparemment pas la langue des signes ni les mimes, reste difficile. Quand, par exemple, nous demandons de l'eau, à l'aide d'un dessin, on nous propose un kebab ou même une pompe à vélo...Quand nous voulons connaitre le prix des œufs, on nous donne un sachet, etc.Nous débarquons jeudi midi au Kirghizistan après une tarte à la viande, 12 contrôles de passeport et deux prises de températures. Sait-on jamais que nous ayons croisé un porc mexicain entretemps.

Une fois encore la frontière est synonyme de changement radical : la montagne devient dodue et herbeuse ; les enfants, tout sourire, dévalent de partout pour nous lancer un "Hello Bye-bye" ou pour nous taper dans les mains ; les animaux nous entourent de tous côtés et les chauffeurs allument leurs freins pour nous proposer un tchae, un lift ou même de l’aide...Quel plaisir !Apres Irkestam, village dévasté il y a quelques années par un tremblement de terre obligeant les habitants à vivre dans des containers oranges, la route se transforme en piste. Trouver une trajectoire où les roues ne ricochent pas sans arrêt sur la caillasse est parfois aussi simple que lire le mandarin. Après une dizaine de kilomètres, un vent dévastateur nous force à planter la tente en contrebas de la piste. Une fois confortablement installés, nous sommes surpris par des bruits de machines et des éboulements de pierres. Nous nous trouvons juste en dessous d'une portion en chantier et nous devons, bien malgré nous, déplacer le bivouac... A 10h du soir, après 90km et par moins de 0 degré, ça fait toujours plaisir...

Nous passons la majeure partie de la journée suivante à traverser un plateau longeant les Pamir (chaine de montagne formant la frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan). C'est tout simplement splendide. Outre des troupeaux en tous genres, nous ne croisons que trois maisons sur toute notre journée. Nous sommes d'ailleurs conviés dans l’une d’entre elles pour boire le thé. Il ne nous aura fallu que peu de temps pour constater que l’hospitalité Kirghize à bel et bien raison d'être légendaire. Nous clôturons notre escapade du jour par un poulet-ketchup dans un resto où nous passons également la nuit.Les kilomètres qui suivent nous mènent a 3600m d'altitude avant de redescendre 2000m de dénivelé pendant le reste de la journée. Le fantastique paysage se décline sous toutes les couleurs, sous toutes les formes.

Nous traversons de chaleureux villages où les enfants nous saluent de tous côtés. Nous les remercions à coups de sonnettes ou de trompette (chinese quality). Pour clôturer ces superbes dernières heures, nous demandons timidement la permission pour planter nos tentes à proximité d'une yourte. Nous serons accueillis à bras ouverts pour boire le thé et déguster toutes sortes de dérivés laitiers typiquement kirghizes. Cela fait chaud au cœur de partager ce moment avec cette famille. Pour les remercier nous jouons avec les enfants et nous nous obstinons à remettre en état leur vélo. Cependant nous serons d'une efficacité toute relative face aux 17 crevaisons et au pneu en lambeaux.

Le lendemain nous quittons nos hôtes sous une drache bien de chez nous. Bien échauffés, nous dévorons une côte de 20km (800m de dénivelé, nous en descendrons plus du double pendant le reste de la journée). Ce n’est pas l'ascension du Khunjerab pass, mais ça reste néanmoins un apéro croustillant qui laisse nos mollets contemplatifs une fois le sommet atteint en moins de deux heures. De là, nous nous lançons à la recherche du trésor caché par les 3 bruxellois de MSF World bike Tour. Les gars d'MSF sont-ils des acharnés de la cachette? Le terrier a-t-il été rebouché? Avons-nous été devancés? Ou avions-nous secrètement trop envie de garder notre trésor? Toujours est-il que nous revenons bredouilles de nos recherches dans ce décor somptueux et reprenons notre chevauchée en direction d'Osh. Un orage nous y accueille de toutes ses forces. C'était devenu tellement rare que ça fait plaisir.

Nous enchainons sur un restaurant, où nous dévorons des pâtes et une série de salades. Ca fait mal au portefeuille, c'est plus la Chine où nous mangions pour 1 euro, mais nous avons des kilos à reprendre!

En conclusion, ces 6 derniers jours à travers la chaine de montagnes du Tian-Shan (540km tout de même) ont été fabuleux et nous nous réjouissons de découvrir le reste du pays.
L'itinéraire exact n'est pas encore connu (routes enneigées, visa turkmène, etc.) mais nous serons sans doute bientôt de passage a Bichkek et au lac Ysyk-kul…